Un ravalement commence par gratter, poncer, décaper ou piquer. Sur un bâtiment ancien, ces gestes peuvent libérer des poussières dangereuses, et deux vérifications s'imposent avant l'ouverture du chantier.
L'amiante sur les bâtiments d'avant 1997
L'amiante a été interdit en France à la fin des années quatre-vingt-dix. Les constructions dont le permis est antérieur à cette interdiction sont donc susceptibles d'en contenir, y compris en façade : enduits, colles, mastics de vitrage, joints, plaques de bardage.
Dès qu'une intervention est susceptible de libérer des fibres, un repérage avant travaux doit être réalisé. Il ne s'agit pas du diagnostic remis lors d'une vente, plus limité, mais d'une recherche ciblée sur les matériaux que le chantier va toucher.
Ce repérage incombe au donneur d'ordre, c'est-à-dire au propriétaire ou au syndicat des copropriétaires, pas à l'entreprise qui exécute. Une société sérieuse le réclamera avant de chiffrer, et son absence est un signal à prendre au sérieux au moment de choisir un façadier.
Le plomb des peintures anciennes
Les peintures à base de plomb, longtemps employées pour leur opacité et leur résistance, ont été interdites au milieu du vingtième siècle. Elles subsistent sous des couches plus récentes dans de nombreux bâtiments anciens.
Tant qu'elles restent intactes, elles ne présentent pas de risque particulier. Le danger apparaît au moment du ponçage ou du décapage thermique, qui transforme la peinture en poussières et en fumées inhalables. Les occupants, les riverains et surtout les enfants y sont exposés autant que les compagnons.
Les modes opératoires existent : travail par voie humide, confinement, aspiration à la source, protection des sols. Ils supposent d'avoir été prévus au devis, ce qui suppose de savoir avant.
Ce que cela change au calendrier
Ces repérages se commandent en amont, pas la veille de l'installation de l'échafaudage. En copropriété, ils s'anticipent avec le vote des travaux, le délai entre la décision et le chantier étant déjà long, comme le rappelle notre page sur le ravalement en copropriété.
Un résultat positif ne condamne pas le projet. Il impose des précautions, une entreprise qualifiée pour ce type d'intervention et un traitement des déchets encadré, ce qui a un coût. Le découvrir en cours de chantier coûte toujours davantage que de l'avoir su au moment de demander les devis.









